Commençons par le commencement (A)

Commençons par le commencement (A)
Amis du jour, bonjour.
Amis du soir, bah bonsoir =)

Moi c'est Caroline. Enchantée !
Ca fait 13 ans et quelques mois que je suis née, paraît-il. Jsuis jeune, hein !
CSAG, ça te dit quelque chose? Mon très cher Collège que j'abandonne pour 2 mois ^^'
Une passion ? La danse, sans aucun doutes. 8 ans de bonheur ! [OFMG O__O 92% !! Conservatoire à nous deux =D]
Musique ? LaFee, Indochine, System Of A Down, 30 Seconds To Mars, The Rasmus, ...

Hobbies? Le pc (A). Non sérieusement ? Bah mon entourage sera là pour confirmer (d'ailleurs ce blog aussi) que je passe un temps fou sur l'ordinateur pour... écrire. J'écris des textes, je les partage, je demande des avis. C'est un passe temps comme les autres. En plus j'aime ça !

Oui j'ai msn. Seulement je ne le donne pas à n'importe qui. Si je ne te connais pas personnellement, je te le donnerais peut-être si tu arrives à me convaincre de te le donner ^^'

Si quelqu'un ici aime ma façon d'écrire et qu'il veut un texte ou un poème sur un thème bien précis, il peut me le demander par commentaire ou via la messagerie. Je me ferai une réelle joie de le lui faire. Surtout que ça voudra dire qu'on aime ce que j'écris. (Vous pouvez aussi me demander mon e-mail via la messagerie si vous voulez un avis sur un texte ou autre *SBAFF*)

J'accepte tous les commentaires (même les rageux, je leur ferai même une réponse personnalisée si jamais j'en avais un ^^), tous les amis et n'hésitez pas à m'ajouter à vos favoris si vous aimez mes textes. Merci ^^'

Je suis nulle en graphisme. Je sais, pas besoin de me le rappeler. Je tenais tout de même à vous dire que ces photos ne sont que pour illustrer les textes. Pas besoin de grand art, ce n'est pas ma préoccupation première. Merci d'en tenir compte ^^'

Vous devez déjà avoir deviné que ce blog est une fiction. Ce n'est pas ma première, mais les deux autres ont été légèrement délaissées. Etant une fan de la saga Twilight, je pensais en fait faire une fiction sans chapitres vraiment définis. Plutôt en reprenant des passages des 4 livres et en les mettant sous l'oeil des autres personnages (Edward, Alice, Jasper, Carlisle, Emmett, Esmée, Rosalie, Charlie, ...) et de les poster ici. Prenez le temps de lire, s'il vous plaît. Ne faites pas que survoler.

Merci d'avoir lu, désolée si j'ai été un peu longue mais bon on ne sait pas faire autrement.

Au fait, pour les Twilighteuse ayant une fic qui a besoin de se faire connaitre, passez ici ! ^^

# Posté le dimanche 21 juin 2009 04:42

Modifié le mardi 25 août 2009 14:25

Nouveau ! La Newsletter de mon blog :)

Nouveau ! La Newsletter de mon blog :)
Bonjour à tous :)Comme je travaille sur le nouvel article, je me suis dit « pourquoi pas une
newsletter ? C'est bien plus facile que d'aller prévenir tout le monde. ». Alors chers Twilighteuses et Twilighteurs (autant espérer ...), si vous tenez à rester au courant de ce qu'il se passe chez moi, il vous suffit de cliquer ^^


( Je tiens à remercier Céline pour cette superbe bannière :) Si vous aimez le RPG, nous avons aussi créé un forum donc le lien sera diffusé plus tard, il est encore en construction pour le moment ^^)

# Posté le mercredi 26 août 2009 03:33

Modifié le mercredi 26 août 2009 03:48

Tome 1: Fascination --- 1er cours de Bio --- Par Edward Cullen

Tome 1: Fascination --- 1er cours de Bio --- Par Edward Cullen
TOME 1: Fascination
1er cours de Bio.
Par Edward Cullen

Ecrit avec Know your enemy - Green Day


Routine devenue presque lassante. Tellement d'années que je suivais les mêmes cours, dans le même lycée et avec les mêmes profs –c'était tellement rare qu'un d'eux prenne sa retraite, et quand ça arrivait, le suivant était de retour pour longtemps-, c'était à en devenir dingue. Déjà que je devais retenir certaines impulsions avec des personnes plus appétissantes que d'autres... Sans vous parler de cette odeur que moi seul ressentait dans cette salle. Je levais la tête. C'était à en devenir fou. Je n'avais jamais ressenti pareille chose. Enfin si, mais c'était il y a un peu moins d'un siècle... et la personne en question avait terminé émiettée. Ici, cette jeune femme –Isabella Swan, sûrement, je n'avais jamais vu cette fille, elle était censée arriver aujourd'hui- aurait de la chance. Pour le moment, en tout cas. Elle avait l'air si fragile, je n'aurais aucun mal à la persuader de me suivre. Et quand ce serait fait... Non, je devais me retenir. Pour Carlisle, du moins.

J'étais raide comme une planche, histoire d'essayer de me calmer. Mes yeux, eux, lançaient des éclairs. J'aurais même pu vous dire que j'étais sûr et certains qu'ils étaient d'un noir d'encre, comme toujours lorsque je suis affamé ou en colère. Pour le moment, c'était les deux. Même si j'étais allé chasser la veille. J'entendis un léger rire. Je tournai lentement la tête et vis qu'Isabella –qui d'autre, c'était la seule nouvelle annoncée- venait de trébucher et s'était rattrapée à une table. La jeune femme qui y était assise pouffait.

Mr Banner –le prof de bio- l'envoya à côté de moi lorsqu'il eut paraphé sa feuille. Je regardais en vitesse un peu partout. Ma vitesse hors du commun me permit de n'être remarqué par personne. Bien sûr, j'étais encore le seul poulet sans voisin. Mon dieu, quelle malédiction s'abattait sûr moi ? Elle s'assit à côté de moi, donc, tentant un petit sourire que je ne rendis pas. C'était pour son bien, c'était tout. D'un geste leste, j'éloignais mon tabouret du sien. Son odeur était trop enivrante. C'était impossible. Je devais absolument chasser cette pensée de mon esprit. Ne pas aller la trouver à la fin des cours. Etre le plus hostile possible. Je ne devais PAS la tuer. Et encore moins boire son sang. Et pourtant elle était si... tentante.

Mon poing se referma sur ma jambe gauche. Je connaissais le cours par c½ur. L'anatomie cellulaire. Toujours pareil. Mon dieu, ce qu'elle sentait bon. Non ! Ne plus y penser ! Arrêter de respirer. Habitude que j'avais gardée. Les gens de mon espèce n'ont pas besoin de le faire, puisque leur c½ur ne bat plus. Cependant, c'était plus fort que moi. Carlisle m'avait dit un jour que cesser l'activité respiratoire en face d'un humain dont l'odeur était plus forte que tout aidait à se contrôler. Je le fis, et une chose me sembla bizarre. Alors que je captais absolument les pensées de toutes les personnes présentes dans la salle –voire même dans tout le Lycée-, celles de la fille Swan ne m'étaient aucunement perceptibles. Elle était décidément bizarre, cette fille.

Ah ! Bizarre. Bah ça c'était la meilleure. C'était moi le prédateur, le vampire, celui qui avait le don d'entendre les pensées des gens, de courir à la vitesse du son, dont la peau était glacée, et qui luisait comme des diamants au soleil. Mais c'était elle qui n'était pas normale. Bah voyons ! Je me dégoûtais vraiment de moi-même, parfois...

La sonnerie retentit. Avant même que personne n'aie bougé, j'étais déjà parti. Je devais m'aérer. Sortir de ma tête cette pensée d'arracher la vie à une innocente simplement parce qu'elle a un parfum floral à me faire tourner la tête et qui me donnait l'impression que son sang devait avoir un goût exquis. Je devais changer d'option. Ne plus avoir cours de bio. Je ferais tout pour ne plus jamais croiser cette fille...

# Posté le dimanche 21 juin 2009 05:01

Modifié le mardi 23 juin 2009 06:45

Tome 2 : Tentation --- 18 ans de Bella chez les Cullen --- Par Jasper Hale

Tome 2 : Tentation --- 18 ans de Bella chez les Cullen --- Par Jasper Hale
Tome 2: Tentation.
18 ans de Bella chez les Cullen.
Par Jasper Hale

Ecrit avec Viva la Gloria - Green Day

Bella : « Euh... Merci. »

J'éclatais de rire. Elle était décidément trop... trop elle, quoi ! Je regrettais vraiment qu'elle ait une odeur pareille. Même si c'était Ed' le plus affecté, sans l'ombre d'un doute, j'étais le moins apte à supporter sa présence. Je devais constamment m'éloigner d'elle. Et pourtant je l'adorais, Bella. Elle était assez spéciale. Du genre ne pas vouloir fêter ses dix-huit ans. Et ne pas aimer les cadeaux. Rosalie, Emmett et moi lui avions offert une stéréo pour sa vieille Chevrolet. Au début, on voulait lui acheter une nouvelle voiture, mais on s'est dit que son père allait hurler. Donc nous avions opté pour la radio, qu'Emmett était en train d'installer –histoire qu'elle ne puisse pas la refuser.

Je lui expliquais cela, et elle nous remercia. Elle avait vraiment l'air de s'être rendue compte du coup monté qui consistait à ce qu'Edward se plaigne de sa radio. Pour que la surprise ait un sens, en gros. Elle cria un remerciement à Emmett, dont l'aboiement –c'était vraiment ce à quoi me faisait penser son rire- se fit entendre jusque dans la villa.

Alice : « A notre tour, à Edward et à moi ! »

L'enjouement d'Alice, mille fois supérieur à celui de Bella –ça aurait pourtant dû être le contraire-, me fit sourire. Emmett arriva en braillant au moment même où Edward se faisait fusiller du regard par Bella qui lui avait fait jurer de ne pas dépenser un seul sou pour elle. Il ne l'avait pas fait, même si le paquet contenait des billets d'avion pour Jacksonville. Nous rimes ensemble lorsqu'elle céda et qu'elle ouvrit le paquet. Je me tus tout de suite après.

Bella : « Zut ! »

Elle venait de s'entailler avec le papier cadeau. Une unique goutte de sang qui perlait au bout de son doigt finit, malgré la distance qui nous séparait, à me faire céder. Edward hurla, se jeta sur Bella pour la protéger. Je m'élançais, percutai Ed' avec une telle force que le bruit pouvait faire penser à un éboulement. Je n'entendais plus rien. Mes dents se refermèrent dans le vide, à quelques centimètres du visage de mon frère. Soudain, je sentis quelqu'un me tirer en arrière. Sûrement Emmett, une telle force ne pouvait émaner que de lui. Je me débattis du mieux que je pus, mes pupilles virant au rouge vif au fur et à mesure que la soif s'emparait de moi.

Je posai à nouveau les yeux sur Bella. Elle s'était affalée sur le piano et entaillée encore plus avec des bouts de verre. Emmett desserra son étreinte suite à la surprise et à la soif qui le prit, lui aussi. Tout comme Alice, Rosalie, Carlisle, Esmée et Edward. Tous malgré eux. J'entendis à peine Carlisle, le seul qui était à peu près calme. Je sentis que Rose et Emmett me tiraient dehors tandis que je me débattais comme un damné. Une fois dehors, je m'affalai par terre, écroulé par le remords.

Moi : « Désolé... »

C'est la seule chose que j'avais réussi à murmurer. Je m'éloignais avant même d'avoir pu m'expliquer avec Bella. Je devais m'éloigner de Forks au plus vite...

# Posté le dimanche 21 juin 2009 07:36

Modifié le mardi 23 juin 2009 06:45

Tome 1: Fascination --- Salle de danse --- Par James

Tome 1: Fascination --- Salle de danse --- Par James
Tome 1: Fascination
Salle de danse
Par James

Ecrit avec: "The kill" 30 Seconds to Mars
[Note: la fin du texte est entre ** **, ça signifie que ça n'a rien à voir avec le livre, c'est moi qui l'ai inventé. Mais comme on sait que James meurt, j'ai fait à ma manière. J'ai eu du mal, je l'avoue...]

J'attendais patiemment l'appel de cette fille qui se transformerait bientôt en mon repas. Ca s'était avéré facile. Beaucoup trop facile. Un rictus satisfait s'élargit sur mon visage de pierre. Soudain, le téléphone sonna, à l'autre bout de la pièce. La première sonnerie n'avait pas fini de retentir que j'étais déjà arrivé devant le combiné et l'avait décroché.

Moi : « Allô, Bella ? Tu as fait vite. Je suis très impressionné. »

Ma voix, absolument détendue, ne manqua pas de surprendre Bella, j'en étais persuadé.

Bella : « Ma mère va bien ? »

Sa voix pointée d'accents hystériques me prouva qu'elle avait cru à mon petit manège. Pauvre jeune fille. Sa mère était à Jacksonville, saine et sauve –elle ne pouvait pas être plus sauve que ça. Elle ne savait même pas que sa fille était à Phoenix, ni qu'elle ne la reverrait plus jamais. Pas en vie, du moins. Ce que la vie pouvait être... cruelle. Quoique pour moi, grand immortel, elle était plutôt marrante. Ah, ces humains ! Si... lents d'esprit. Plus de trois mille ans que nous existons, nous vampires, et eux ne s'étaient rendus compte de rien.

Moi : « Très bien. Ne t'inquiète pas, elle ne présente aucun intérêt pour moi. Sauf si tu n'es pas seule, bien sûr. »

Elle me répondit, toujours de sa voix aiguë ponctuée d'hystérie, qu'elle l'était. Bien. Je la connaissais assez que pour savoir qu'elle ne savait pas mentir.

Moi : « Parfait. Tu connais le studio de danse qui se trouve dans ton quartier ? »
Bella : « Oui. Je sais où il est. »
Moi : « A tout de suite, alors. »

Nous raccrochâmes ensemble. Je mis une cassette vidéo, reprenant les pires ennuis d'Isabella Swan –je m'étais fait un plaisir de les visionner en direct de chez elle- dans la télévision du hall d'entrée, et m'emparais de la télécommande avant de retourner d'où je venais. J'attendis encore. J'étais sûr qu'elle allait se dépêcher. Les humains croyaient tout ce qu'on leur disait. Si elle tardait trop, je risquais de tuer sa pauvre petite maman. Du moins, c'était ce qu'elle pensait.

La porte s'ouvrit lentement. Un sourire sadique déforma mes traits, et j'appuyai sur le bouton « play ». Bella resta un moment à sa place, avant de se diriger vers la télévision. Histoire de faire durer mon plaisir, je laissais le film tourner en installant sans bruit une petite caméra au dessus d'une armoire. L'écran devint bleu. Mon dieu, quel espèce de masochiste, je pouvais être. J'éteignis la télévision au moment où elle tournait les talons. Nous nous dévisageâmes quelques minutes, et un sourire sadique s'étira à nouveau sur mon visage.

Moi : « Désolé, Bella, mais il valait mieux que ta mère ne soit pas impliquée, tu ne penses pas ? »

Mon ton avait l'air de la surprendre. Après tout, un grand méchant... vampire –un loup n'aurait pas vraiment fait l'affaire- n'aurait pas dû être courtois. Pourquoi donc cette restriction ? Les mauvais aussi ont le droit d'être gentils, non ?

Elle n'avait pas l'air furieuse de ma petite farce, lorsqu'elle me répondit. Plutôt soulagée. Lorsque je lui expliquais cela et qu'elle me confirma qu'elle n'était effectivement pas en colère, je pense que j'eus réellement l'air surpris. Cette nana était décidément d'une bizarrerie... d'autant plus qu'elle sentait bon, j'allais vraiment m'amuser avec elle.

Moi : « Comme c'est étrange. Tu es sincère. Je dois reconnaître ça à ta race. Vous autre humais vous révélez parfois passionnants. Tes motivations me désarçonnent. On dirait qu'une part de vous n'a aucun instinct de survie... c'est fascinant. »

Je croisai les bras et l'étudiait de la tête au pieds. Si seulement elle savait ce que je lui avait préparé, cette pauvre petite créature sans défenses. J'espérai que son très cher Edward allait s'en mêler. Ça serait plus marrant. Au moins je pourrais le faire souffrir en torturant sa petite protégée devant lui. Ce que ce serait drôle. Je décidai de la titiller avec cette possibilité décidément très alléchante.

Moi : « J'imagine que tu vas me jurer tes grands dieux que ton petit ami te vengera ? »
Bella : « Non. En tout cas, je lui ai demandé de ne pas le faire. »

Comme c'était dommage. Tant pis, on verrait bien. Si ça ce trouvait, il ne respecterait pas ses dernières volontés.

Moi : « Et comment a-t-il réagi ? »
Bella : « Je ne sais pas, je lui ai seulement laissé une lettre. »
Moi : « Une lettre, comme c'est romantique ! Respectera-t-il tes dernières volontés ? »
Bella : « Je l'espère. »
Moi : « Hum... Dans ce cas, nos espérances diffèrent. Tu vois, tout cela a été un peu trop facile et rapide. Pour être franc, je suis déçu. J'attendais un défi plus relevé. Après tout, il ne m'a fallu qu'un brin de chance. »

En voyant qu'elle ne répondait pas, je continuais en lui expliquant ce que j'avais fait depuis que je m'étais décidé à la traquer. L'enquête de Victoria sur sa vie privée, mon doute sur sa venue à Phoenix après l'avoir entendue hurler sur Charlie qu'elle s'en allait –j'avais eu beaucoup de mal à y croire, après tout c'était peut-être une ruse. Comment mon sixième sens –ou mes pressentiments- m'avaient poussé à me rendre quand même dans sa ville d'enfance après avoir reçu son message normalement destiné à sa mère. Que Victoria surveillait son très cher petit ami Cullen et qu'elle avait appris qu'il prenait un avion pour Phoenix, donc qu'elle était forcément ici. Ca ne pouvait être autrement. Je continuais

Moi : « C'était vraiment très simple, comme tu le constates, très loin de mes standards habituels. C'est pourquoi je souhaite sincèrement que tu te trompes pour ce qui est de ton jeune amoureux, comprends-tu ? Edward, si je ne m'abuse. »

Encore une fois, elle ne prononça pas un traître mot. Je décidai d'en arrêter là pour mon petit discours. En fait, la caméra que j'avais disposée lorsqu'elle était arrivée tournait déjà, et mes paroles s'adressaient plus à son cher et tendre qu'à elle même. Une simple humaine, quelle gloire pouvais-je tirer de sa mort ? Après tout, je l'avais déjà dit, ça n'avait été qu'une question de chance.

Je reculai et dévoilai la caméra à la vue de mon futur... repas. Elle avait l'air horrifiée. Non pas pour ce que je lui préparais, mais par la caméra. Elle n'avait pas prévu cette éventualité. Je sais, je pouvais me montrer horrible, quand je voulais.

Moi : « Cela t'ennuierait-il beaucoup si je laissais à mon tour une petite lettre de mon cru pour ce cher Edward ? Excuse-moi, mais je ne crois pas qu'il résistera à l'envie de me chasser une fois qu'il aura regardé ça. Je ne voudrais pas qu'il rate quelque chose. Tout ça n'était que pour lui, tu sais. Tu n'es qu'une humaine qui, malheureusement, s'est trouvée au mauvais endroit au mauvais moment. Et qui fréquente indubitablement les mauvaises personnes, si je puis me permettre. »

Quoique je ne tenais pas à commencer directement. J'avais une petite précision à donner à propos d'Alice Cullen. Cette pauvre jeune fille était restée enfermée durant des années dans un hôpital psychiatrique pour avoir eu des visions bizarres. Une petite centaines d'années avant, elle aurait été brûlée vive. Mais en 1820, c'était l'asile et les électrochocs. Et comme je savais que cette « jeune » femme n'avait aucun souvenirs de sa vie d'avant, autant le lui expliquer. Elle aussi, je l'avais traquée. Son odeur était encore plus enivrante que celle de la pauvre fille qui se tenait devant moi –c'était pour vous dire, j'avais déjà du mal avec Swan-, et son cher et tendre de l'époque s'était occupé d'elle à ma place. Il l'avait transformée en l'une des nôtres. J'avais fini par tuer son créateur par vengeance et la pauvre créature sans défenses qu'était alors Alice s'était retrouvée seule à nouveau.

Je n'étais pas surpris qu'Isabella ait reconnu son amie. C'était tellement évident. Avant de démarrer, j'avais envie de me mettre à la place d'Edward. Comprendre comment il avait pu résister au parfum si appétissant de sa petite amie. Je ne saisissais pas pourquoi il avait essayé de lutter contre la soif. Lentement, je me dirigeais vers elle, soulevant une mèche de ses boucles brunes pour en humer le délicieux parfum, puis la laissais retomber en caressant sa joue du pouce. Sur ce point là, j'étais vaincu.

Moi : « Non, je ne saisis pas. Bon, il faudrait que nous nous mettions au travail. Ensuite, j'appellerai tes amis pour leur signaler où tu es ainsi que mon petit message. »

Je reculai de quelques pas. Le plaisir allait enfin commencer. J'étais de plus en plus assoiffé. Bella tremblait. Enfin, elle faisait preuve d'un peu de bon sens ! Je l'observais sous tous les angles possibles, cherchant celui qui promettait une perspective plus intense –dans une salle de danse, il y a des miroirs, c'est bien connu. J'inclinai la tête et adoptai ma position de chasse, accroupi et près à bondir. Un nouveau rictus étira mes traits, dévoilant mes dents pointues et luisantes.

Tout d'un coup, la gamine se mit à courir –à boitiller- vers la sortie de secours. Trop tard, ma jolie. Qu'espérais-tu ? Que je te laisserais t'en aller comme cela ? En un éclair, je lui bloquai le passage et, d'un coup de pied, l'envoyais valser dans le miroir le plus proche. Au choc de sa tête, les glaces éclatèrent en débris.

Moi : « Très joli effet ! Je me suis dit que cette pièce donnerait de l'ampleur dramatique à mon petit film. C'est pourquoi je l'ai choisie. Elle est parfaite, non ? » dis-je calmement en m'approchant d'elle.

Elle essaya de s'échapper à nouveau en rampant. Peine perdue, ma belle. J'écrasai mon pied contre son tibia, dont je perçus le craquement. Cinq secondes plus tard, Bella hurla à l'agonie. Pauvre petite choute. J'éclatai de rire.

Moi : « Souhaites-tu réviser ta dernière requête ? » demandais-je en frôlant sa jambe cassée de mon pied, la faisant hurler de nouveau. « Tu ne préférerais pas qu'Edward se lance à mes trousses ? »
Bella : « Non. Non. Edward, je t'en sup... »

Je ne la laissais pas terminer. Ma jambe s'écrasa à nouveau sur son visage et l'envoya valser dans les débris de verre. Une odeur de sang emplit mes narines surdéveloppées et je frappai à nouveau lorsqu'elle perdit conscience. Je n'allais pas résister très longtemps, d'autant plus qu'elle était évanouie et que le sang coulait de partout. Je pris sa main et mordit. Tant pis, ça aura été moins facile que je ne le pensais pour rester de glace envers une telle tentation. Son sang était tellement... exquis.

**Edward : « Bella ! Oh non, Bella ! »

Je me retournai d'un coup. Et bien quand même, il était venu, ce n'était pas trop tôt. Il était flanqué de ses deux frères, apparemment. Je savais qu'ils s'appelaient Jasper et Emmett. Maintenant qui était qui, je n'en savais rien. Je me relevais, déçu de devoir stopper si vite mais en même temps content d'avoir une petite distraction, et dis d'une voix mielleuse :

Moi : « Tiens, tiens. Ce très cher Edward. Comme je suis heureux que tu sois venu me voir. Comme tu peux le constater, j'ai déjà entamé ta petite amie. C'est dommage que tu ne veuilles pas la goûter, elle est succulente. »

Il grogna. Pas de ces grognements joueurs que je savais qu'il était capable de pousser. Plutôt de ceux dont on devrait avoir peur, quand on est un humain, ou un couillon. Ce qui n'était pas réellement mon cas. Je ricanais, retroussant la lèvre supérieure, et me parai à l'attaque en voyant ses deux frères se flanquer derrière lui pendant qu'il cherchait à atteindre sa promise. Celle-ci même qui était inconsciente derrière moi. Je le laissais aller, tandis Emmett et Jasper s'avançaient de mon côté. Je ne savais pas trop pourquoi j'avais laissé le gosse –Edward- s'approcher de sa copine. Peut-être parce que j'en avais fini avec elle, et qu'une fameuse petite bagarre se préparait entre nous. Moins ils étaient, mieux ce serait. J'avais des centaines d'années d'expérience en plus, mais il n'empêchait que le petit Jasper avait encore du mal à se contrôler. Et que le gamin lisait dans les pensées. Ce qui leur donnait des chances de gagner aussi fortes que les miennes. Dommage. Quoiqu'un combat d'égal à égal ne me ferait pas de tort, pour une fois. Ca pourrait même se révéler amusant.

Je grognais, cependant que Jasper et Emmett marchaient d'un pas lent vers moi et qu'Edward s'occupait de sa belle. Il semblait hésiter à la mordre ou à la laisser mourir. Je le laissais encore s'acharner, il finirait par faiblir et je le liquiderais. Sans prévenir, le petit blond sauta sur moi, toutes dents déployées. Je le retournai sans difficultés, sa haine s'emparant de moi au fur et à mesure que nous nous frappions. Merci, le blond ! Je me souvins qu'il s'agissait de Jasper. Celui-ci était capable d'apaiser des foules en colère, ou bien le contraire, au gré de ses humeurs et de ses volontés.

Je sentis l'autre, Emmett, me sauter dessus aussi. Deux contre un. Ca devenait un peu plus dur. Je les avais sous-estimés, ceux-là ! Edward marmonnait. Je saisis juste les mots « le bon moment » et « assassiner ». Je devinais qu'il parlait de moi. Et si ça continuait à cette allure là, si je ne me réveillais pas un peu, ç'en serait fini du grand James le traqueur. Victoria m'appelait comme cela. Si seulement elle était là, celle-là ! Toujours absente au mauvais moments.

Mon inattention finit par payer. Je me retournais plaqué au sol, retenu par Jasper et Emmett, cependant qu'Edward se jetait sur moi pour prendre leur relève. Les deux autres ne voulant pas le laisser seul avec moi, j'en conclu que je n'avais plus aucune chance. Je grognai encore, méchamment, comme une mise en garde, ensuite je n'entendis plus rien. Je ne voyais plus rien. Je sentis juste la douleur d'une jambe qu'on vous arrache, puis plus rien. Une odeur d'essence, peut-être. Et une brûlure intense. J'étais fini, tout ça à cause de trois gosses, et d'une inattention que je ne comprenais pas. **

# Posté le mardi 23 juin 2009 07:19

Modifié le dimanche 28 juin 2009 04:38